Bienvenue

Bienvenue sur mon blog. Vous trouverez ici quelques unes de mes balades que j'avais envie de partager afin de vous faire découvrir la Drôme Provençale et vous donner des idées de sorties en famille.

Vous trouverez à droite de cette page un inventaire des sorties effectuées ainsi que leurs liens directs.


D'autres idées de sortie en Drôme et Ardèche ici sur mon autre blog.

Bonne balade !

vendredi 20 novembre 2009

St May et l'abbaye de Bodon


St May est ce village perché sur un éperon rocheux qui apparaît subitement au détour d’un coude des gorges du même nom creusées par l’Eygues.




St May est une contraction de St Marius.






Le village est dominé par son cimetière, installé à la pointe dans les murs de l’ancien château auquel on accède par un sentier en escalier et qu’il ne faut pas manquer d’aller visiter...




car c’est de là que l’on a la plus belle vue sur les gorges et le village.



L’abbaye de Bodon

St Marius fut abbé du monastère installé sur le plateau de Saint-Laurent juste au dessus du village au début du VIème siècle pour favoriser l’implantation du christianisme dans le haut pays.

Plateau de St Laurent


Fondé sur l’emplacement de l’oppidum Gaulois Bodonum de la tribu des Bodonenses, il prendra le nom d’abbaye de Bodon.


L’influence de l’abbaye dont il ne reste aujourd’hui que des vestiges du réfectoire (transformé en chapelle) et de l’église, fut importante car au XIIème siècle, 37 églises des Baronnies lui sont rattachées.




Le plateau de l’autel de pierre de la chapelle est un reste de stèle romaine.







D'autres photos ici

jeudi 12 novembre 2009

St Jalle - Rochebrune par le col d'Onglon





Partis un chaud jour de juin pour effectuer « le tour du Grès » près du village de Ste Jalle, cette balade allait nous emmener jusqu’au petit village de Rochebrune qui valait le détour.

Ste Jalle est ce village implanté au confluent des rivières du Rieu Frais et de l’Ennuye. Pour débuter il faut d'ailleurs traverser cette dernière en prenant le pont métallique, puis tourner de suite à droite et passer devant la distillerie.




Après un pont en pierres on prend à gauche et l’on passe alors devant un célèbre domaine vinicole qui vient de se lancer dans la production de vins biologiques.


L’on continue le chemin jusqu’au panneau, où l’on prend à droite, à proximité d’un terrain militaire, direction « col d’Onglon ».




On s’élève lentement par une piste en lacets, qui se transforme plus loin en sentier.











Sauge des prés
















Céphalenthère rouge

Au loin le Mont Ventoux pointe son nez


Orchis bouc

Ensuite le balisage est aléatoire.


Navrant spectacle

Que dire… nous sommes restés sur la gauche puis avons croisés un autre sentier que nous avons pris sur la droite pour arriver presque étonnés au col d’Onglon alors que nous croyions nous être trompés.















Le sol bien herbeux et fleuri nous incita à établir en ce lieu notre aire de goûter, sous le vol très bas de quelques vautours fauves. Quelques semaines plus tard, nous retournerons au col d’Onglon lors de notre balade « Arpavon : ND de consolation, col de Sierry » .


Mais pour l’heure, il s’agit de descendre le sentier raviné par les eaux de pluies, qui descend sèchement jusqu’à un large chemin au poteau « Le Moulin ».



Encouragés par l’heure qui nous permettait encore de nombreuses foulées avant le coucher de soleil, nous décidâmes alors de virer à droite sur une piste mi-goudronnée pour aller visiter le village de Rochebrune.



Arrivés au village, nous fument à notre surprise agréablement accueillis par des villageois qui prenant leur repas à l'extérieur, nous offrirent une glace et que je remercie encore ici, si par hasard ils venaient à lire ces quelques lignes. On peut dire qu'à Rochebrune, on sait recevoir.






Rochebrune est un village perché en long sur un éperon, entouré de marnes et orné d’une tour d’angle, reste du château-fort du XIIIème. Les restes de l’enceinte du château abritent de nos jours le cimetière.




L’église St Michel occupe l’extrémité nord de l’éperon rocheux.






Elle date du XIIème siècle mais fut remaniée au XVème. Les peintures intérieures datent du XIXème.











Après avoir trouvé notre détour très satisfaisant, il ne nous restait plus qu’a rejoindre St Jalle par la piste, très peu fréquentée, les seuls êtres vivants rencontrés étant un gentil toutou, des poules et un troupeau de moutons.







En conclusion, balade dont l’intérêt à été rehaussé par la visite de Rochebrune, un peu monotone dans les premiers et derniers kilomètres sur piste.















Ste Jalle





Ail à tête ronde



mercredi 28 octobre 2009

Le vieux Aubres



Comme beaucoup de villages, Aubres est un village en deux parties : le vieux Aubres perché sur la colline et l’Aubres moderne qui s’est construit à ses pieds, au plus près des moyens de communication.







Les maisons du village sont presque toutes entièrement restaurées.








Une auberge a été construite à l’emplacement de l’ancien château médiéval






samedi 24 octobre 2009

St Maurice sur Eygues : balades dans les Vignes

Une fois n'est pas coutume : aujourd'hui une balade pourrie. La fiche annonçait une balade au bord de l'Eygues. Je préfère l'intituler "Balade dans les vignes" car la rivière, nous ne l'avons pas beaucoup vue. Je ne sais quel document m'a donné l'idée de cette balade car je ne le retrouve plus, je pense que j'ai dû le jeter à raison !


Parking donc au bord de l'Eygues, sur un terrain squatté par des fourgons habités. Pour y accéder il faut prendre la petite route à gauche au feu rouge (pour ceux qui viennent de Nyons). Suivre ensuite à pied le chemin, passer devant la station d'épuration, emprunter les chemins qui traversent de façon très géométrique les vignes.



Prendre garde aux voitures qui viennent déposer en remorque dans la décharge sauvage. Ça et là la nature sert de dépotoir aux habitants, trop pressés de se débarrasser de leurs ordures encombrantes pour aller à la déchetterie.


Vous aurez compris que je ne vous recommande pas cette balade que j'arrive difficilement à illustrer par quelques photos, non représentatives de la réalité.





XEROPICTA DERBENTINA que l'on appelle aussi couramment le limaçon. C'est un escargot envahissant présent dans la région Méditerranéenne, probablement introduit en France de manière accidentelle. Ils se perchent en groupe à la fin de l'été de manière spectaculaire.












Après tout l'un des mes objectifs est aussi de vous informer lorsqu'une balade, pourtant répertoriée, déçoit.



Y'a pas à dire je préfère "mes" montagnes. Et pourtant il m'arrive d'apprécier le vin ! *


*
à consommer avec modération

mardi 20 octobre 2009

Condorcet / St Pons : les chemins d'Antan

L’été est encore dans ses marques en cette mi-septembre, et nous décidons d’en profiter tant qu’il est encore là. Les boucles les plus courtes ne sont pas les meilleures, et maintenant que les enfants ont grandi, nous décidons de monter d’un cran dans la distance à parcourir. La balade d’aujourd’hui annonce sur le papier 11km et demi. C’est tout de même pas mal pour des gambettes de 5 ans (et demi aussi). Notre choix se porte sur Condorcet, ce qui devrait faire plaisir à quelqu'un qui j'espère lira ces quelques lignes...


On associe bien évidemment Condorcet au célèbre marquis révolutionnaire. Or Marie Jean Antoine Nicolas Caritat de Condorcet, mathématicien et philosophe, qui milita aux côtés de Voltaire contre l’injustice, se proclama contre l’esclavage et pour l’accès des femmes aux fonctions publiques, naquit en 1743 dans l’Aine et la branche dont il est issu avait quitté Condorcet depuis bien avant le XVIIIème siècle.


Parking au point de départ : à côté de l’église. Construite en 1881, elle est proportionnellement bien étrange avec son clocher étriqué sur une bâtisse assez massive.




Montons au village par la petite route qui longe le cimetière, avec en guise de phare, le vieux Condorcet sur la colline. La boucle passe près du vieux village et bien sûr, il est possible si le temps ne vous est pas compté, d’aller visiter ses ruines.



Comme de nombreux villages perchés, ses maisons ont été abandonnées suite à des difficultés d’approvisionnement en eau et à cause de l’industrialisation.


L’itinéraire emprunte au début une route goudronné, d’où l’on peut voir un soulèvement marneux que l’on va contourner. Une entrée de mine est indiquée sur la plan. Le sous-sol de Condorcet est en effet remarquable par sa richesse : dans la vallée du Merdarix, de la célestine et du plomb argentifère ont été exploités au XIX et XXème siècle, des gisements de gypse dès le XIVème. Cette particularité géologique a engendré une source d’eau salée aux vertus médicinales exploitées par un établissement thermal de 1879 à 1914.


Après la route on emprunte à gauche un chemin, puis un sentier près d’une ruine. Quelques triangles de signalisation ça et là portent le numéro 34. On traverse ensuite des marnes et une pinède...



avant d’arriver au hameau de St Pons, au pied de Cougoir :


Les habitants de ce hameau furent fusillés pendant la seconde guerre mondiale pour acte de résistance.

On reste un moment sur la route goudronnée mais pas l’ombre d’une voiture. On passe devant la chapelle puis devant plusieurs fermes.






La route se transforme en chemin.
















Puis encore plus loin, il faut traverser le ruisseau, mais malheureusement en cette période, il est à sec. Des traces indiquent que des animaux viennent s’abreuver dans les trous d’eau providentiels.




Et ce n’est pas les quelques chiens de chasses affamés et heureusement attachés qui nous gâchèrent notre balade. Non plus la frayeur de voir trois oiseaux de proies s’envoler à nos pas alors que le chasseur étaient dans notre champ de tir. Une fois de plus cette balade fut un régal.


(Excusez une certaine "floutitude" des images, ce n'est qu'une fois rentrée que j'ai vu que mon objectif avait besoin d'être nettoyé...)

samedi 10 octobre 2009

Arpavon : ND de Consolation / col de Sierry


Aujourd’hui nous prenons de l’altitude. Le temps est magnifique et fait resplendir les couleurs de l’automne. En route pour Arpavon, pour une balade qui va faire plaisir à mes amies Bibop et Loula, grandes amatrices d’architecture religieuse, puisque l’itinéraire débute à la Chapelle Notre-Dame-de-Consolation.


Cette chapelle est édifiée sur une colline face à Arpavon, de l’autre côté de l’Ennuye Se garer au parking au départ du chemin de croix qui monte à la chapelle. Chemin de croix dont le nom n’est pas usurpé : douze croix ponctuent la montée.


Une fois en haut, petit détour vers la Chapelle, construite vers 1630 sur un ancien lieu de culte païen.


La légende raconte qu’un troupeau de mouton, insistait pour aller brouter le sommet pourtant aride de la colline. On décida alors d’y construire une chapelle dédiée à la « Vierge Marie d’Onglon ».



Elle conquiert son titre de « consolation » lorsque cent ans plus tard elle guérit de la peste un enfant amené par une grande famille d’Arpavon en ultime recours.



En face, vue sur Arpavon, bâti à flanc de coteau avec une orientation plein sud.

Laisser la Chapelle à droite et continuer le chemin pendant une heure, à travers vergers d’abricotiers et bois de Chênes.



Une distillerie












Sur l'autre versant de la vallée de l'Ennuye, Arpavon et Le Poet que l'on aperçoit au loin, me rappelle la jolie balade faite en mars dernier avec Laurent et Françoise.






Le chemin monte doucement puis plus rudement après avoir passé une cabane en bois et une épave de voiture.

















Soudainement le chemin montant s’arrête pour laisser la place à un sentier très pentu, à descendre avec précaution...


...qui nous mène assez rapidement au col d’Onglon (640m).















De ce col, on peut descendre sur Rochebrune ou Ste Jalle, mais nous nous prenons la direction opposée, vers le col de Sierry. Pour cela prendre le sentier le plus à gauche.




A partir du col de Sierry – 719m (dont nous cherchons encore le poteau indicateur- peut-être que des chasseurs l'ont emporté par mégarde dans leur besace), l’on peut descendre sur une piste vers Montaulieu.



Mais nous nous continuons sur la ligne de crête (l’Aiguillette)...








...qui nous offre un magnifique panorama sur les montagnes environnantes : Monts d’Autuche, de Cougoir, de Méliandre et d’Angèle.

















Mais que cela ne vous empêche pas de regarder où vous poser les pieds : un à pic assez impressionnant se présente tout le long sur notre gauche. Nous montons jusqu’à 793m d’altitude.


Et c’est à la sortie de la crête, au col des Sept Pommiers (699m), que par la faute d’un panneau indicateur que nous ne trouvâmes jamais (avis au Conseil Général), nous continuâmes trop loin, manquant par là même le chemin de retour prévu. Et au lieu des 2km 900 restants jusqu’au parking de la chapelle, c’est 4km 800 qui nous attendaient à la nuit tombée, sur un parcours peu intéressant puisque principalement constitué de pistes.




Mais si l’on ne tient pas compte de cet aléa, cette balade restera parmi mes préférées, notamment pour le beau panorama à 360° qu’elle nous a offert, ainsi que pour les belles couleurs de l’automne naissant.


mardi 8 septembre 2009

En passant par St Pantaléon-les-Vignes


A St Pantaléon les Vignes, la bien-nommée, les bouchons ne sont pas sur le périphérique, mais sur les ronds-points.


jeudi 27 août 2009

Les vallées de l'Ennuye et de l'Ouvèze

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui c’est une balade en voiture que je vous fais découvrir, une boucle à l’est de la Drôme provençale dans les Baronnies.

Nyons / Ste Jalle

Autrefois grande cité marchande des Baronnies, Ste Jalle est aujourd’hui un village tranquille possédant un patrimoine médiéval qui vaut le détour.

Mais en ce qui nous concerne aujourd’hui, arrêtons-nous seulement quelques instants à l’église Notre Dame de Beauvert située un peu à l’écart du village à l’angle de la route menant au Poët Sigillat. Elle fut construite au XIIème siècle sur le site d’un temple antique et est dédiée à Ste Galle.

La porte, dont le décor est richement sculpté porte un tympan représentant de droite à gauche un joueur de viole, un personnage avec une chouette sur l’épaule, un homme avec une sorte de besace et un bâton (un pèlerin ou un berger) et un coq. Les interprétations sont multiples.















St Jalle / le Col d’Ey


Petit pause pour admirer le panorama sur la vallée de l’Ennuye...




et sur la montagne de Montlaud (969m) qui sépare cette vallée de celle de l'Ouvèze.

puis c'est la descente vers la vallée de l’Ouvèze :


Col d’Ey / Ste Euphémie sur Ouvèze

Le village actuel, plus bas que le village primitif, date du XIVème siècle et est constitué d’un groupe de maisons hautes jointes formant une ronde défensive une fois les portes fermées, d’une église et d’un temple.


Ste Euphémie / St Auban sur Ouvèze

St Auban est situé à la sortie du défilé de l’Ouvèze à 600m d’altitude. Le village possède les restes d’un petit château avec ses tours, des vestiges de rempart, et des portes encore conservées. Le reste est constitué de calades et de soustets.


Sur une des places du village à proximité du château, cette jolie fontaine avec ses tuyaux en tête de cygnes.













St Auban sur Ouvèze / St Sauveur Gouvernet


Allez on bifurque pour reprendre la D64 direction St Jalle, il faut bien penser à rentrer.

Un petit arrêt rapide pour photographier les restes du château de Gouvernet, du nom du seigneur qui occupa les lieux au XVIème siècle, René de la Tour-Gouvernet, et qui se révéla être un guerrier protestant habile mais cupide et cruel.

St Sauveur Gouvernet est une commune réunissant aujourd’hui trois hameaux qui sont d’anciennes communes distinctes : St Sauveur, Gouvernet et la Bâtie Verdun.


St Sauveur-Gouvernet / Bellecombe-Tarendol


Visite rapide de Bellecombe qui possède une bien grande église par rapport à la taille de ce village, mais son clocher n’a pas été érigé.

Un arrêt un peu plus long dans le village de Tarendol, hameau de Bellecombe, et ses magnifiques marnes.



La marne est un minéral entre argile et ardoise, une sorte de sable grossier de couleur gris bleuté sur lequel rien ne pousse. Tarendol c’est aussi une célèbre auberge, et le village de la famille de l’écrivain René Barjavel, et c’est dans son cimetière qu’ils choisirent d’y fixer leur dernière demeure.



Pas grand monde... Ah si, un cortège palmé traverse la route. C'est bien calme ici !








Nous redescendons ensuite sur Ste Jalle en prenant la direction du Poët Sigillat. Non sans avoir immortalisé ce champ de lavandes, que j’avais déjà photographié un peu trop tôt en mars dernier au moment où la nature s'éveillait à peine :







Mars 2009

Juillet 2009

Et sans Photofiltre s'il vous plait !

Et c’est le retour à Ste Jalle devant l’église.

vendredi 21 août 2009

Pour patienter (pfff, c'est long...)

En attendant...

lundi 20 juillet 2009

Interruption du service


En vacance d'internet


lundi 13 juillet 2009

De mauvais goût...

Cimetière de Bellecombe-Tarendol

mercredi 8 juillet 2009

Le lac de Cornillon sur l'Oule...

...ou lac du Pas des Ondes. C'est le top de mes recherches Google en ce moment, sûrement à cause des vacances et de la chaleur. Je lui devais bien un petit article !

Mais je n'y vais jamais me baigner en saison, il y a trop de monde. C'est d'ailleurs pour cela je pense que l'accès y est payant. Il faut dire que quelques aménagements ont été faits. Mais je peux pas vous en dire plus, je ne me suis pas approchée plus que ça :



Bon là il ne faisait pas très beau, c'était avant la pluie...

dimanche 5 juillet 2009

Tarendol : la tombe de René Barjavel

Une petite photo en passant pour rassurer Bibop et Loula et leur montrer que je ne me suis pas mise à la philatélie ni au tricot, que je continue mes balades, mais que celles-ci se limitent à la visite de villages en raison de la chaleur, et se font de plus en plus rares en raison du peu de temps que j'ai à y consacrer en ce moment.

Voici donc une photo de la tombe de l'écrivain René Barjavel, située dans le cimetiere de la petite commune de Tarendol, au milieu des abricotiers et des marnes, sur les hauteurs du val d'Ennuye.



René Barjavel est né à Nyons et repose dans le village d'origine de ses ancêtres.

De Nyons il écrira (en faisant référence à la phrase de Giono "Nyons me parait être le paradis terrestre") :

"la seule différence entre Nyons et le paradis, c'est qu'à Nyons on est bien vivant"

vendredi 26 juin 2009

mercredi 17 juin 2009

Mollans sur Ouvèze : le village médiéval

Je vous propose une petite visite du village de Mollans sur Ouvèze, effectuée à notre retour des combes des Eyguiers.

Par sa position géographique, située à l'entrée d'une gorge marquant la frontière entre le Comtat Venaissin et le Dauphiné, Mollans est un lieu d'habitat depuis le Néolithique.

Au moyen-âge, Mollans est une ville fortifiée qui garde l'entrée des Baronnies. Elle possède alors deux châteaux, trois tours et un pont levis qui gardaient les rives de l'Ouvèze, le tout protégé par une enceinte.

La partie haute de Mollans est essentiellement fait de rue piétonnières, escarpées et fleuries.


Nous voici devant les restes de l'ancien château fort que les comtes de Simiane avaient fait construire au XIIème siècle.













C'est maintenant une propriété privée dont la restauration date du début des années 70.




La porte fortifiée nord, qui gardait l'enceinte du bourg côté Baronnies.

Dirigeons nous maintenant vers la ville basse et son pont franchissant l'Ouvèze.

Le beffroi est érigé sur l'une des deux anciennes tours rondes défendant le pont. Il est surmonté d'un campanile et supporte une horloge et un cadran solaire.


Face au beffroi, la minuscule chapelle Notre Dame du Pont ou de Compassion, originale par sa taille, sa forme semi-circulaire et également par sa situation. Elle est en effet bâti en encorbellement au dessus du lit de l'Ouvèze. Elle ne date que de 1851 mais a remplacé une ancienne chapelle bâtie en 1729, elle même érigée sur un ancien lieu de culte dédié à la Vierge en remerciement de sa protection contre la peste, à l'emplacement de la seconde tour de garde du pont. Sa façade est de style néo-classique.







De face et de profil

Franchissons le pont pour découvrir de l'autre côté de la rive la fontaine et le lavoir.

La fontaine, la plus célèbre parmi les onze que contient le village, est surmontée d'un dauphin, symbole du Dauphiné, dont la position inversée marque l'appartenance soumise à cette province.

La fontaine au dauphin qui date de 1713, est la première fontaine qui abreuva les Mollanais. Son entretien était assuré singulièrement par une taxe sur les vins consommés dans les auberges du village ! Derrière la fontaine, le lavoir couvert semi-circulaire à six arches sera construit en 1865.





La fontaine de la république




La fontaine de l'Eglise.





Son lavoir est taillé dans le roc et abrité par la terrasse de l'église. C'est la plus haute du village. Comme toutes les autres, elle est alimentée par les eaux captées dans la montagne de Bluye.



Fin de la promenade